Classé dans : Uncategorized | Mots-clefs: Barack Obama, crise du systéme financier, parti socialiste, Politique, Social-démocratie, socialisme, union europénne
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Pour l’instant, c’est une petite musique qui se joue en sourdine, comme s’il ne fallait pas gâcher la fête. Mais on sent qu’elle attend son heure pour enfler et enfin éclater à la face du monde. Ses promoteurs vous la jouent au creux de l’oreille, pas trop fort pour ne pas être entendus des âmes simples et naïves qu’il ne faut pas désespérer. Enfin, pas trop vite … En guise d’intro, ses musiciens vous délivrent leur partition en une affirmation qui vous est lâché en vous regardant bien droit dans les yeux, “allons, tu sais bien que Barack Obama est de Droite !”.
Immanquablement, François Mitterrand et Mai 81 sont appelés à la rescousse. Ah, si ces grands enfants d’américains savaient combien il est dangereux d’espérer en Politique. Nous, nous avons l’expérience. Nous savons que plus il y a d’espoir, plus la déception est forte. Car la déception est, évidement, inévitable ! Alors, mieux vaut ne pas trop espérer, comme ça on est pas trop déçu …
Cette partition peut avoir l’air anodine et anecdotique. C’est pourtant la clé du désert idéologique et intellectuel qui caractérise aujourd’hui la Gauche française dans toutes ses composantes, extrême gauche comprise. Car que nous dit cette petite musique, si ce n’est que l’on ne peut pas changer le monde, juste le subir ? A quoi bon alors dépenser de l’énergie à penser un avenir meilleur et à imaginer des futurs possibles ? C’est toute la thématique de “la résistance”, si chère à l’extrême gauche et si confortable, grâce à laquelle on dénonce le capitalisme avec d’autant plus de virulence que l’on a rien à proposer à la place.
C’est bien là le problème que pose Barack Obama à cette gauche française : il incarne un immense espoir, pas seulement pour l’Amérique, mais pour toute la planète. Si seulement il pouvait se contenter de s’occuper des Etats-Unis en égrenant des catalogues de mesures, comme le font si bien la plupart des partis socialistes européens.
Hélas pour nos “apparatchiks” de toutes obédiences, non seulement Barack Obama parle, mais en plus, il dit des choses ! Le plus terrible pour eux, c’est que Barack Obama n’a pas le choix, il va continuer de parler. La crise l’y oblige : les mots sont son atout majeur pour faire face (cf. épisode précédent “Mots pour Maux”).
Dans l’explosion du modèle néo-libéral, un dogme c’est brisé. Celui de la domination de l’économique sur le politique. C’est l’heure de la revanche, la Politique reprend la main. Et la Politique, c’est avant tout les mots. En ces temps de perdition, c’est à elle qu’il revient de matricer un nouveau paradigme économique pour remplacer le rêve fou des néolibéraux, celui d’un système économique à la croissance infinie grâce à l’endettement sans limite, avec pour seule loi celle profit, et le marché comme seul arbitre (cf. les épisodes 1 et 2 de notre feuilleton).
Barack Obama ne promet pas la révolution mondiale, juste celle du capitalisme. Mais en retirant des pans entiers de l’économie américaine d’une gestion par le seul marché, en décrétant que l’éducation, la santé, la construction des infrastructures stratégiques pour le développement humain (transport, énergie, eau …) doivent faire l’objet de politiques publiques volontaristes, il donne du sens politique et dessine une vision du monde humaniste, écologiste et progressiste (cf. “Mots pour Maux”).
Mais si Barack Obama est “de Droite”, doit-on considérer que son discours l’est aussi ? Alors qu’elle n’a rien à dire, ni à proposer, ce serait extrêmement dangereux pour la Gauche française de raisonner ainsi. Elle ferait un cadeau inespéré à la Droite, et en premier lieu à son voltigeur en chef, Nicolas Sarkozy, qui lui a compris tout le parti qu’il pouvait tirer de la crise du capitalisme.
On a longtemps dit que la France avait “la Droite la plus bête du monde”. Au vu du triste spectacle donné par le congrès du Parti Socialistes et du nihilisme d’une “gauche de la gauche” dont la pensée s’est arrêtée au siècle dernier, on est en droit de se demander si le bonnet d’âne n’aurait pas changé de camp… Il faut que la Gauche française réagisse et qu’elle reconnaisse rapidement l’évidence qui horripile tant une partie d’entre elle : le leadership mondial pour la construction d’une nouvelle social-démocratie écologique a quitté l’Europe pour traverser l’Atlantique. Il est américain. Pour tous les socialistes européens qui n’ont pas renoncé à l’espoir d’un monde meilleur, aujourd’hui, le soleil se lève à l’Ouest !
Regarder l’Amérique avec les yeux de Chimène n’a rien d’évident pour une Gauche française longtemps biberonnée à la lutte contre l’impérialisme américain, dont nombre de militants ont été profondément marqués par la guerre du Vietnam. Pour eux, l’anti-américanisme fait partie du code génétique de la Gauche.
Pourtant, céder aux sirènes de ceux qui ne manqueront pas d’exploiter le moindre faux pas de Barack Obama pour pouvoir enfin proclamer haut et fort “vous voyez, on l’avait bien dit qu’il est de Droite”, ferait courir un danger mortel au Parti Socialiste français. Son tête à tête mortifère avec l’extrême gauche sur la question de l’Europe lui scie déjà les pattes. Il n’avance plus parce qu’il ne dit rien. Il ne dit rien parce qu’il ne pense plus. Il ne pense plus parce qu’il a peur de se diviser et il a peur de se diviser parce qu’il croit qu’il a besoin de l’extrême gauche pour gagner les élections présidentielles.
L’élection de Barack Obama dans le contexte de la plus grave crise économique mondiale de l’ére de la globalisation est une véritable bouée de sauvetage pour le Parti Socialistes français. Mais il ne faut pas qu’il tarde à s’en saisir, car d’autres se sont déjà positionnés sur ce créneau pour préempter la marque “Obama”. En premier lieu, Nicolas Sarkozy, autoproclamé meilleur fan du nouveau président US. Voilà maintenant les Verts. Contrairement aux socialistes, ils ont fait un Congrès utile, grâce auquel ils se sont rassemblés et renouvelés (eux…). Ils sont maintenant en ordre de bataille pour l’échéance des élections européennes, avec un credo tout trouvé : vive Barack Obama ! Il suffit d’écouter ce que disent ses leaders, en particulier Daniel Cohen-Bendit, mais pas seulement … On vous fait grâce du Modem pour qui “l’obamattitude” fait office de stratégie.
Nous avons donc un Parti Socialistes encerclé de toutes parts par d’intéressés “repreneurs” qui attendent patiemment qu’il passe de la paralysie à la faillite, puis à la liquidation, pour s’en disputer les meilleurs morceaux. Un mot d’ordre inédit, porté par l’extrême gauche, va émerger : “apparatchiks de tous les Partis, unissons nous pour que Barack échoue”. Il va rencontrer un certain écho et quelques basses préoccupations tactiques au sein du P.S.
Il faut qu’émerge en face un pôle déterminé, qui se moque de la forme, prêt à passer sous pavillon américain si cela peut permettre de répondre au grand défi politique de ce troisième millénaire et qui est l’objet de ce blog : la mondialisation ! Elle nous impose de produire un discours politique qui soit réaliste, global et cohérent quelque soit l’endroit où l’on vit sur la planète Terre. Pour être audible aussi bien dans une usine de Calcutta, que du fin fond de la Creuse ou d’une salle des marchés, ce discours politique doit concilier développement économique, progrès social, démocratie et sauvegarde écologique. Et c’est justement le programme de Barack Obama.
François Mitterrand, lui, n’a jamais oublié que l’espoir est le moteur de la politique. En prenant le virage de la rigueur en 1983, Tonton savait que les socialistes ne pouvaient en rester au constat de la situation du monde tel qu’il était, sauf à s’enfermer totalement dans un discours d’impuissance de la politique par rapport à l’économie (partition qu’il a également joué). Il a donc substitué au « changer la vie » le « construisons l’Europe ». Le “Vieux” pensait avoir laissé un socle solide et unificateur au Parti Socialiste. Les héritiers en ont fait une fracture qui pourrait bien devenir un tombeau. Les semaines qui viennent sont cruciales pour l’avenir du Parti Socialiste. Les élections européennes peuvent autant être l’occasion d’un sursaut salvateur qu’un grand coup de pioche supplémentaire vers la descente aux enfers. Notre prochain épisode sera donc consacré à comprendre la relation compliquée qu’entretien le Parti Socialiste avec la mondialisation et son corollaire, la construction de l’Union européenne.
11 commentaires jusqu'à présent
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Merci malek: la gauche française ne comprend pas les subtilités US oui barack Obama est obligé aux réformes et Oui cela va jouer sur toute l’Europe. Le New Deal qu’il propose concernera le monde entier
Comment par COUVIDAT janvier 18, 2009 @ 6:46Cher malik,
Comment par romanin janvier 18, 2009 @ 8:43Laisser croire que F Mitterrand est un point de référence pour le Parti socialiste est une erreur pour la raison ultime qu’il a construit l’architecture du parti avec l’unique objectif d’en faire un outil au service de la conquête du pouvoir, le sien. Point de dénigrement de ma part, il a porté avec sa stratégie un immense souffle pour les valeurs que nous défendons mais ne le situons pas comme une matrice de ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Les temps ont changé , tout le monde ne chausse pas son sens de la tactique et ses propres fondamentaux politiques, au sens pratique et figuré du terme… Obama est un rêve français, notre histoire aurait elle pu porter cette magnifique espérance, ce magnifique espoir ? Oui à la lumière des valeurs que nous avons fait flotter sur la doctrine du socialisme démocratique, sur son socle républicain mais plus rien hélas en pratique de pouvoir et ensuite de gouvernance du PS. Obama suscitera beaucoup de déception biensur parce que simplement il a réalisé ce à quoi nous croyons en terme de produit de civilisation… Il est de droite, certains et nombreux le diront, et alors ? Aujourd’hui il est un symbole , il a pu réaliser ce que l’amérique ne paraissait pas capable de produire à travers ce qu’elle impose au monde en terme de modèle politique !Symbole aussi parce que son élection constitue une belle pédagogie qui giffle tous les socialistes qui ne croient qu’au logique conjoncturelle d’acquisition du pouvoir, c’est à dire celle qui offre une lecture légère et peu ambitieuse d’un projet de société ! Je ne veux voir que cela concernant son élection et peut être l’espoir de découvrir l’intelligence des femmes et hommes de gauche qui, demain penseront que nous pouvons changer la société … Lenine, disait que la guerre était un accélérateur de l’histoire, l’élection de Barak sera un accélérateur politique de l’histoire politique de notre pays, c’est mon rêve ! Ainsi de grâce Malik n’appelle pas F Mitterrand, il est parti et le Parti socialiste doit s’en aller vers un dessein plus réaliste, celui d’une gauche affirmée et assumée sans tabou et avec beaucoup d’audace !
N’empêche que Romanin, toi qui es un gros malin, tu n’es pas sans ignorer que le point commun entre Mitterand et Obama, c’est précisément la déception qu’ils vont générer..et dans 10 ans, on parlera de la machine de guerre électorale “Obama” comme unqiuement destinée à asseoir le pouvoir d’un homme…bref comme on parle aujourd’hui de Tonton !!!!
Comment par Richard janvier 19, 2009 @ 3:42Plus l’attente est grande, plus la déception est forte. De ce point de vue, l’après-Obama risque d’être terrible de chez terrible, avec un retour de flamme conservateur qui nous fera presque regretter Mister Bush !!
Richard, la droite est traçée est à tes yeux … Une nuance cependant, l’engagement politique d’Obama est marqué d’abord du sceau du milantisme social, durant sa jeunesse, pour s’achever en moins de cinq ans par sa victoire aux primaires démocrate … F Mitterrand, votre maître à toi et Malik, s’est investi durant plus de trente ans en politique sur des chemins bien plus différents de ceux d’Obama avant d’être élu président … Alors certes il y aura de la déception, j’en conviens fort mais certainement pas la même … J’ajouterai que pour revenir à nos amis socialistes, aujourd’hui, fidèles enfants de Mitterrand, ils ne font qu’appliquer ce que le maître leurs a appris… Chacun espère avec la même stratégie faire triompher sa propore gloire mais hélas pour eux, il n’est de destin que pour celui qui se le construit … Trop préoccupés à vaincre, ils en oublient l’essentiel c’est à dire la société qu’ils doivent servir ; la preuve : Même Obama, ils ne l’ont pas vu arriver et encore moins gagner ….
Comment par romanin janvier 19, 2009 @ 9:11Bonjour,
Comment par Baizet janvier 20, 2009 @ 6:18Les chemins qui ont menés la France au socialisme sont, pour moi, de deux ordres. Un besoin d’émancipation de la société qui ne reconnaissait plus la droite centriste d’alors comme un bon chef d’orchestre. Et un besoin de profiter collectivement du développement économique évoluant déjà du capitalisme paternaliste vers le libéralisme mondial d’aujourd’hui. Si Tonton a suscité tant d’espoir c’est que nous étions ignorant du dunping social que la mondialisation allait provoquer et que le partage du developpement s’est confondu avec la possession d’argent. Si tonton à suscité tant de déception c’est à cause du fait qu’il a préféré garder le pouvoir en favorisant l’émergence du FN plutôt que de veiller à l’intéret économique et social de ses administrés. La cohabitation aura eu raison du dogme socialiste et avec lui l’adieu au partage des richesses d’alors sans avoir vu venir le choc environnemental.
Aujourd’hui, le rève économique ne viendra probablement pas de la seule ferveur américaine, même si je préfère de loin Obama à son prédécesseur. Une crise sans précédant ajouté au fait qu’un homme de couleur prenne les rènes des USA sont, à mon sens, les deux motifs de cette ferveur outre atlantique. Bien sur elle retombera dès le lendemain de l’investiture et se transformera pour bon nombre d’américains en déception, mais Obama, comme Mitterrand en son temps, represente l’espoir. Relancer l’économie par la relance des consommations à outrance donc du modèle productiviste actuel sera une erreur si nous n’accompagnons pas ce modèle par des règles communes à l’échelle du monde pour ce qui touche au développement humain et surtout à son environnement.
Donc cela ne dépend pas du seul Obama, mais de la capacité des dirigents de la planète à écrire ces règles en prenant comme objectif le developpement humain planétaire plutôt que leur seul intérêt économique continental.
Obama et le reste du monde, en régulant l’évolution démographique, en construisant les services d’interêts publics,(santé, énergie, enseignement…) en acceptant des règles mondiales pour lutter contre le dumping social, en acceptant d’instituer une taxe mondiale de mobilité des productions, en diminuant les spéculations financières, en déclarant la guerre aux Etats voyous, en désarment massivement… en permettant enfin aux femmes et aux hommes de notre terre de mieux vivre ensemble, seront des bons présidents pour leurs Pays respectifs et developperont un nouvel ordre planétaire économique et social.
Bien sur qu’il faut soutenir Obama, mais en lui demandant aussi qu’il nous soutienne, qu’il accepte ce que ses prédécesseurs ont tous refusés, un nouveau partage des richesses et un respect de l’environnement sans conditions.
Cordialement
C.Baizet
Merci Malik pour la qualité de tes articles et plus particulièrement pour ce dernier billet. Il enonce des idées auxquelles j’adhère (avec quelques nuances parfois), pourtant difficile de les retrouver sur la scène politique française…. mais si j’ai bien compris c’est bien là ce que tu tentes de mettre en exergue par ce blog afin d’inciter la Gauche française a se renouveler.
A une heure où de nombreux jeunes (et moins jeunes) ont envie de s’engager politiquement pour ces valeurs de Gauche, en ce début d’année 2009, le PS renvoie toujours la même image de confusion.
Certains diront que ce n’est peut-être pas le bon moment pour s’engager, d’autre diront qu’au contraire c’est le moment où jamais puisqu’il est temps d’apporter et de partager des idées nouvelles…
Alors, Malik, et tous les autres, notamment C.Baizet, j’ai une question pour vous : Où se trouve la ” nouvelle social-démocratie écologique” à la française ? Qui la représente ? J’ai bien du mal à trouver réponse dans le paysage politique actuel…
Najet
Comment par Najet janvier 20, 2009 @ 9:03dans ton analyse tu oublies plusieurs choses
1) Tonton a mis la SFIO en “redressement judiciaire” avant de faire prononcer sa “liquidation” puis sa faillite pour mieux créer sur ses cendres le PS.
Depuis 1993, nous attendons que la même chose se passe avec le PS
2) Barak obama parle peut être à ces citoyens de la crise interne mais ne dit que peut de choses sur les grands conflits (Palestine, Afghanistan…)
Attendre trop de choses de sa part au niveau international serait utopique…Il doit avant tout, tout faire pour tenter de relancer l’économie étasunienne.
3) Barak Obama ne promet pas la révolution mondiale, juste celle du capitalisme. NON .
Les américains (comme les anglais, ou les allemands) ont cette culture protestante de jouer carte sur table. L’Etat n’intervient que très peu souvent mais lorsqu’il intervient il doit y avoir un engagement de l’entreprise aidée. En angleterre les banques ont été nationalisées…la difference se joue après dans l’intervention de l’Etat qui passe des commandes (construction de routes, d’immeubles..) et fait une relance keineysienne ce que refuse de faire Sarkozy et avait fait en son temps Mitterrand!
4) Nous avons en France 2 droites
La droite reactionnaire, neolibérale, démocratique certes mais anti-républicaine qui est pouvoir et qui pour autant est minoritaire dans les esprits (elle va de sarko à le pen en passant par villier et pèse env 25% des voix)
La droite républicaine, gaulliste, et chrétienne démocrate qui pèse env 15 % des voix.
Nous avons 3 gauches
1 gauche antilibérale 8 à 10 %
1 gauche socialiste 10 à 15 %
1 gauche libérale 12 à 15 %
Il faut également rajouter le Modem ~ 10 %
Les verts de 5 à 10 %
Les autres petits partis 0 5 %
Nous pouvons comparez la France aux Etats Unis dans le sens où si nous rajoutons la gauche libérale (à gauche de Martine Aubry) les verts et le Modem et la droite chrétienne démocrate, nous avons une majorité très large (+ de 60 %)
Même s’il est évident pour l’instant que certains UMP (Villepin par exemple) ne s’associeraient pas pour gouverner avec Royal et / ou Aubry d’autres pourraient le faire (les ex CDS)
D’ailleurs en période de crise et de reconstruction la République s’est reconstuite grace à de telles alliances Ex préambules de la Constitution de 1946 !
Une telle majorité a gouverné la France sous la 4 eme République… Elle n’était instable que du fait du mode de scrutin mais les résultats ne sont pas si négatifs que ça.
5) Dans l’explosion du modèle néo-libéral, un dogme c’est brisé. Celui de la domination de l’économique sur le politique.
Petit rappel si le politique laisse l’économique prendre le dessus…alors
C’est comme avec les technocrates européens. Soit ce sont les politiques qui gouvernent parce qu’ils veulent donner la direction, soit ce sont les technocrates par ce que les politiques ne font que les suivre !
6) Ce qui est en train d’exploser dans le modéle néolibéral c’est l’acception d’une rémunération à 15 % 20 % par an et plus d’actionnaires qui ne créent pas d’emplois , délocalisent chaque régulièrement vers des pays ou le cout de la main d’ouvre est moins cher (roumanie, chine, bengladesh) sans pour autant baisser les prix à la vente…au contraire (cf textile)
Quand au “Vieux” s’il “pensait avoir laissé un socle solide et unificateur au Parti Socialiste” son premier objectif politique était de liquider le PC
Entre 1981 et 1995 il a plus que réussi a en creuser la tombe,
Aujourd’hui le PS et / ou un autre parti (peut importe le nom) devra forcément s’unir avec un autre parti que le PC s’il veut prendre le pouvoir
Comment par florent janvier 20, 2009 @ 10:25Royal a dit le nom qui choquait…mais ce n’est pas seul ou avec Besancenot ni même avec les verts que le PS gagnerat les prochaines présidentielles …il faudra convaincre d’autre électeurs sans se voiler la face
Bonsoir,
Comment par Baizet janvier 20, 2009 @ 6:51A Najet je répond que je n’en sais pas plus que lui sur cette nouvelle mouvance qui en effet doit composer avec “humanité”, “environnement” et “démocratie”. Elle n’est pas encore évidente et comme l’explique florent elle sera diverse et variée, certainement à l’image de l’histoire, bien souvent hasardeuse, des socialistes.
La régulation de la crise que nous vivons et que nous allons subir encore plus difficilement en 2009 est, je pense, le critère premier derrière lequel beaucoup se rassembleront pour lutter ensemble. Le respect de l’environnement et l’enjeu humain seront les valeurs de cette nouvelle mouvance politique qui s’opposera à l’envie de reprendre les mêmes pour recommencer.
Le fait de déjà tenter d’en imaginer les contours est attirant. Et même si de ces valeurs il n’en sort encore pas de solution politique fiable, l’idéal se dessine, la mondialisation du social/environnemental esquisse notre devenir.
Pour le PS je redoute que la course à la présidentielle ne nous cantonne dans un militantiste ou fidélisme béa réduisant notre projet de société à portion congrue. Cela, en effet peu sonner le glas pour le PS et le ranger des affaires comme le centrisme d’hier, même requalifié en Modem.
L’autre problématique est bien celle de la capacité à gouverner. Si demain le PS répond aux abonnés absents, qu’elle est l’organisation politique qui sera crédible pour laissé penser qu’elle est en suffisance pour gouverner? La bipolarisation si chère à Tonton s’effondre et laisse place, non pas à la cohabitation mode chirac, mais à l’idée d’une majorité additionnelle. En temps de crise profonde, cela peut aussi passer pas un moment d’union républicaine que des lendemains enchanteurs auront tôt fait d’ébranler renvoyant les anes au quatre coins de la classe politique.
Je ne suis pas pressé. La crise ne se gère pas par le fatalisme politique ou la chance au jeu libéral. Elle est profonde et se rgulera par les nouvelles pratiques de vies que nos concitoyens vont rendrent quotidiennes.
En conlusion, bien malin qui peut dire ce dont demain sera fait, sinon de solidarité et de respect de notre environ.
Bien à vous
Christian BAIZET
L’autre problématique est bien celle de la capacité à gouverner. Si demain le PS répond aux abonnés absents, qu’elle est l’organisation politique qui sera crédible pour laissé penser qu’elle est en suffisance pour gouverner?
Mais justement à nous de l’inventer ! je te rappelle qu’il n’y a pas si longtemps nous avions la droite “la plus bête du monde”
C’était en 1999 / 2000. Il y avait le RPR , l’UDF, DL , le CDS …et j’en oublie.
Cette droite avec l’extreme droite pesait bien plus qu’aujourd’hui. Prends les résultats de 1995 et additionne Balladur, Chirac et Le Pen (au 1er tour) et compare leur résultat à ceux de Sarkozy et Le Pen en 2007….Presque 10 points de moins et pourtant Sarkozy a gagné !
Le problème n’est pas le PS, mais bien que l’organisation politique soit crédible. Hors aujourd’hui le PS même s’il a conduit des réformes formidable est de mon point de vue ( et je pense que beaucoup sont de mon avis) arrivés en fin de cycle. C’est une machine à élire , ça n’est plus un parti qui propose des idées.
Comment par florent janvier 20, 2009 @ 8:09Un exemple ? Très simple ! Lors du dernier congres il y a eu 120 000 votants alle 140 000 ( et encore il a fallu mobiliser les troupes au dernier moment)
Pourtant dans chaque commune il y a au moins 1 élu PS.
Il y a en France 36 000 communes ce qui signifie que chaque élu a mobilisé autour de lui 4 militants. Un peu plus qu’une famille.
Pour un grand parti populaire c’est plus que décevant !
Bonjour,
Comment par Baizet janvier 24, 2009 @ 5:46En complément des écrits précédents.
L’espérance politique n’est pas le seul moteur de l’humanité loin s’en faut. La croyance, l’aubédiance cultuelle de toute nature, impacte fondamentalement l’humanité qui, génération après génération, reste conditionnée dans l’illusion perpétuelle. Le fondement social du bien être ensemble, est d’autant plus difficile à proposer à l’humanité, qu’elle est engoncée dans l’ignorance et massivement bercée d’incantatoire et d’au delà prometteur. L’idée même du martyre que toutes les organisations religieuses savent promouvoir, pour asseoir leur pouvoir,souvent populaire, enlise des pans entiers d’humains dans des règles béates et socialement innacceptables. Un monde dirigé par celles et ceux qui agissent au nom de Dieu, qui banalisent l’obscurantisme ou expliquent le misérabilisme social par la seule volonté divine,n’évolue que trop lentement sur le chemin du développement durable. Tabous, évocations, sacrifices et autres rituels fabriquent notre désunion sociale et stigmatisent la violence planétaire. Les progressistes ont bien compris que séparer le politique du religieux est fondamental. Obama et les dirigents du monde, au delà de la crise qui nous possède, doivent à mon sens concevoir leur politique planétaire sous perfusion laïque et abandonner la prophétie biblique. Au US, comme dans de nombreuses démocraties dites modernes, le serment républicain, celui de servir sa nation, se fait encore main sur la bible ou le coran. Obama n’aura pas dérogé à ce rituel perpétuant ainsi la relation intime entre croyance et humanité.
Bien à vous
Christian
tu ne m’importunes pas…simplement j’aimerais que l’on commence à citer en exemple tous nos gamins de banlieue qui ont reussi et que la politique n’interesse pas parce que on n’arrete pas de dire “tous pourri” ou parce que la politique leur rapporte beaucoup moins que leur boulot.
Il y en a beaucoup plus que l’on croit . Mais les médias ne parlent que de ce (ceux) qui derrapent et ne mettent jamais en valeur ceux qui ont reussi….et ils sont de plus en plus nombreux !
Cordialement
Nous avons des dixaines de milliers d’Obama…mais nous n’en parlons pas ! C’est dommage ! Nous en avons eu auparavant dess dizaines de milliers de “spaghettis” qui ont reussi et personnes n’en a parlé….des polaks pas plus, des bikkos encore moins…cachons donc ces portos qui réussissent et que nous ne serions voir !!!! Oui je parle cru car j’en suis issu, mais je suis avant tout FRANCAIS et fier de l’ETRE
Obama ne m’interesse même pas pour ce qu’il incarne ! C’est la REPUBLIQUE FRANCAISE avec les valeurs de 1789 reaffirmées dans le préambule de 1948 qui m’interesse.
Le jour où Obama arrivera à proclamer un tel préambule aux USA alors oui je le regarderais differemment. Pour l’instant il a juste pour ambition de mettre en place une petite sécurité sociale.
En France le Préambule affirme le droit au travail, à la retriate, à la sécurité sociale , à l’instruction, à la formation…..qu’attendons nous pour faire respecter ce préambule ….
Tous les jours je le regarde, à coté de moi dans mon bureau et je me dis qu’il n’est pas appliqué…Est il de Gauche, de droite…il est Républicain, laïque et démocrate et c’est pour cela que mon grand père est venu dans ce beau pays.
Pour l’instant ce préambule n’est pas encore totalement menacé, mais sa seule application serait déjà un formidable programme !
Il n’existe nul part ailleurs et c’est pour cela que je me battrai, pour la République et l’application de ses principes !
Si les Etats Unis doivent attendre Obama pour découvrir que ces principes sont vertueux….c’est plus que dommage !
Une Chose est sure, cela fait maintenant plus de 2 ans, car je le disait avant qu’il ne soit élu, que je dis que Nicolas Sarkozy est Démocrate comme Le Pen ou Villiers mais pas Républicain, certains à droite comme à gauche commencent à s’en rendre compte.
Je me défoncerais pour faire comprendre qu’il vaut battre un démocrate non républicain qu’il soit de gauche ou droite car il met en danger la République en se desistant en Faveur du Républicain.
Le reste viendra après.
Je ne peux pas imaginer la France diriger ni par des Laguiller, ni par des Besancenot, ni par Le Pen ni par des Villiers, ni par des Sarkozy.
Le jour où Besancenot et Laguiller diront clairement que la République est leur mode de fonctionnement avec un président élu (in)directement que leur principe est “gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple” et que leur devise est “liberté egalité fraternité” je reverrais mes positions sur eux.
Quant à Sarkozy et aux autres élèments de droites ils démontrent jours après jours qu’ils sont tout sauf Républicains !
Le seul Républicain de droite à ce jour est M Bayrou qui justifie l’impot et n’hesite pas a voter une motion de censure sans pour autant être de gauche.
Il faut donc largement réfléchir à un Front Républicain !
petit point quand à l’anti-américanisme.
Nous sommes aujourd’hui européén et très ouvert. Le jour où le marché aéricain sera aussi ouvert que le marché européén…ce sera la Fête pour les europeens s’entend !
Il faut aujourd’hui regler le modéle de société que nous voulons.
Soit une République laique démocratique et sociale.
Soit une démocratie républicaine qui permettent à toutes les religions de s’exprimer
Le premier modèle est le modèle Français
Le deuxième le modèle américain
J’ai fait mon choix depuis longtemps et suis pret a payer des impots pour ce dernier…peut être n’est ce pas le cas de tous qui preferent des taxes à l’américaine !
Comment par florent février 2, 2009 @ 2:47