La Défense, à l’heure de la quille pour les salariés. Les bureaux déversent leurs flots dans le métro. Les caméras à reconnaissance faciale balaient les vagues successives des gens pressés de rentrer. Elles sont couplées avec les cartes d’identité biométriques, sans lesquelles personne ne peut circuler sans être immédiatement arrêté. Tout à coup, dans la salle de contrôle, une étoile jaune scintille. Il y a un Juif dans la foule qui déboule !

David ne sait pas qu’il est repéré. Pourtant, comme tous les jours, il a pris les précautions d’usage, mille fois répétées. Garder le visage figé au maximum emmitouflé et bien ajuster les postiches qui lui déforment les traits. Hélas pour lui, David ignore qu’une nouvelle génération de caméra vient d’être installée. Comme un scanner, elles distinguent la matière organique de celles qui ne l’est pas. Les protections de David, déjà bien dérisoires en cas de contrôle physique, sont désormais totalement caduques. Il est nu comme un vers.

Derrière leurs écrans, les techniciens suivent David. Pas besoin de se précipiter pour l’arrêter. Il suffit de le traquer, ou plus précisément de le « tracer », grâce à la géo-localisation. Avec un peu de chance, il les amènera à d’autres Juifs. La prime de fin d’année n’en sera que meilleure. Les techniciens ont le sourire. Avec leurs nouvelles caméras, ils sentent qu’ils vont éclater les statistiques, leurs objectifs de fin d’année seront largement dépassés.

David a toujours eu une carte d’identité biométrique. Trop jeune pour avoir connu « l’avant », quand on pouvait circuler sans. Son grand-père, Simon, lui a raconté comment elles sont arrivées. A l’époque, dans les années 2010, celles de  » la Grande Dépression Economique », Simon était flic. Il travaillait au cabinet du Ministre de l’Intérieur, un certain Claude Guéant. Un maniaque de la sécurité et du contrôle social.

Le Ministre faisait partie d’une mouvance de la Droite française fascinée par les néo-conservateurs américains et organisée sur son modèle, de façon plus ou moins occulte, à travers divers clubs et réseaux, plus ou moins formels. Ils aimaient la France, mais bien blanche. Ils étaient républicains, mais pour une République pas trop colorée. On peut adhérer à des principes universels, tout en pensant que chacun chez soi, les vaches seront mieux gardées et, surtout, pas trop métissées. Une, ça va, mais quand il y en a trop… Cela ne gênait pas Simon. Lui-même était un homme de Droite « à l’ancienne », humaniste et républicain, mais un peu réac et psycho-rigide, obsédé par la montée de l’islamisme radical, dossier qu’il suivait au ministère.

C’était une époque trouble, où les gens avaient beaucoup de liberté, beaucoup plus qu’aujourd’hui, mais il y avait aussi beaucoup d’insécurité ! Il se passait des choses terribles, on pouvait se faire agresser, voler, cambrioler, escroquer, violer et même assassiner ! Toutes choses inconcevables de nos jours. Le Président du moment s’appelait Nicolas Sarkozy. Il avait confié à Claude Guéant la mission d’éradiquer l’insécurité. En 2011, il fut décidé d’instituer la carte d’identité biométrique et de créer une base de données appelée Titres Electroniques Sécurisée (T.E.S). La France était le premier pays à décider de ficher ainsi l’ensemble de sa population. Officiellement, il s’agissait de lutter contre l’usurpation d’identité qui constituait un vrai calvaire pour les victimes (14.000 personnes par an selon l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale.).

Le premier objectif de Simon, conformément à la feuille de route donnée par le Ministre Guéant, était que l’adoption du fichier biométrique suscite le moins de débat possible. Les « irréductibles gaulois », de Droite comme de Gauche, sont par nature méfiant vis-à-vis de l’Etat et de sa tendance à empiéter sur leurs sacro-saintes libertés individuelles. Nous étions à quelques mois des élections présidentielles et il ne fallait pas que ce texte foute le bordel dans la campagne du Président sortant.

Bien qu’il s’agissait d’un texte voulu par le Ministre Guéant, il fut décidé d’initier une proposition de loi, issue du parlement, plutôt qu’un projet de loi présenté par le gouvernement. Pour ce faire, le ministère mobilisa une poignée de parlementaires UMP, députés et sénateurs et leur confia la mission de porter le projet de loi. Avec cette procédure, comme l’avait dénoncé Serge Blisko, député socialiste spécialiste des droits de l’homme, il n’y a pas « de recueil de l’avis du Conseil d’État, pourtant indispensable en ces matières, ni obligation de fournir une étude d’impact. » Pour lui « la création d’un fichier qui, à terme, regroupera plusieurs dizaines de millions de personnes, ne peut pas se passer d’un avis préalable du Conseil d’État et d’une étude d’impact« .

Delphine Batho, députée socialiste spécialiste de la sécurité, rédactrice en 2009 d’un rapport parlementaire sur les fichiers de la police, en avait rajouté une couche en faisant valoir que « La protection de l’identité aurait dû faire l’objet d’un projet de loi, car il s’agit d’un sujet régalien par excellence, donc d’une prérogative du e gouvernement« . De plus, la procédure permettait d’éviter le contrôle préalable de la CNIL, ce qui est d’autant plus grave que le texte a été « adopté à la va-vite, au cours d’une session extraordinaire, dans des délais insuffisants tant pour les travaux en commission que pour la séance publique« .

Le projet de loi proposait d’intégrer deux puces à la carte d’identité. La première, une puce dites « à contact » fonctionne avec un lecteur, était à vocation commerciale (ndlr c’est une première sur un document d’identité administratif, donc régalien). Elle devait sécuriser les achats sur internet. La deuxième puce, de type RFID, contenait deux types de données : celles publiques de l’Etat-civil du titulaire, mais aussi des données qui relèvent de l’intimité privée, la biométrie.

Le choix technologique de la puce RFID pour lutter contre l’usurpation d’identité fut immédiatement dénoncé par Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail « libertés et technologie » de la Ligue des droits de l’homme. Il fit valoir que les puces RFID « sont lisibles à distance par magnétisme » et seraient « faciles à copier », pour Jean-Claude Vitran, car « il suffit à un pirate de quelques euros et d’un lecteur de carte basique pour pouvoir les falsifier ».

En clair, avec la technologie des cartes à puce RFID, donc dite « proche sans contact » ( comme pour les pass Navigo ou les passeports), un usurpateur correctement équipé d’un lecteur à distance n’a qu’à vous effleurer pour copier vos données, sans même vous toucher! Cela suppose qu’il ait préalablement cassé le cryptage du Ministère de l’Intérieur. Ce n’est certes pas chose aisée, mais à l’heure où même le Pentagone américain se fait régulièrement pirater, il est impossible de dire que c’est impossible… Une fois le cryptage « cracké », vous avez un accès libre qui permet d’usurper l’identité de 46 millions de français adultes, dotés d’un compte en banque… Une belle aubaine pour le crime organisé. A défaut de disposer de « cracker » de haut niveau, ce qui n’est pas dit, les mafias disposent d’autres moyens. De l’argent pour corrompre un fonctionnaire bien placé, ou d’informations scabreuses pour le faire chanter, ou d’hommes de main pour le menacer.

Evidement, Jean-Claude Vitran ne se fit pas que des amis chez les industriels fabriquant la carte à puce et son puissant lobby, alléchés par l’énorme marché des ces millions de cartes électroniques à fabriquer. «Il y a sur ce secteur une bataille industrielle, confirmait Philippe Goujon, député UMP, rapporteur de la loi. Si ce ne sont pas les Français qui l’emportent, ce seront les Allemands, très en pointe mais plus contraignants pour les libertés, ou les Américains, encore plus intrusifs. Dans cette bataille de normes, il vaut mieux avoir le système français». Pour beaucoup de parlementaires défendant le projet de carte d’identité biométrique, il s’agissait aussi de donner un avantage compétitif à l’exportation aux société françaises, en leur confiant le marché français. Quitte à jouer avec le feu.

Simon avait un deuxième objectif: la loi devait instaurer « lien fort » entre les données publiques d’Etat-civil et les données « intimes » de la biométrie.

Par opposition au « lien fort », le lien dit « faible » ne permet pas d’associer directement et automatiquement l’identité d’une personne à des données biométriques, telle qu’une empreinte génétique retrouvée sur une scène de crime. La Police saura si le criminel est fiché, et donc français, mais devra lui mettre la main dessus physiquement pour l’identifier. Elle n’aura plus à effectuer de prélèvement A.D.N sur la population du coin, puisqu’un simple contrôle de la carte d’identité biométrique suffira pour arrêter l’auteur. Avec un lien dit « fort », en quelques « clics » sur un ordinateur l’identification sera immédiate.

L’opposition socialiste, emmené par Delphine Batho, Serge Blisko, et également Sandrine Mazetier, était à l’unisson vent debout contre l’instauration d’un lien fort. C’était aussi le cas de quelques uns des parlementaires de la majorité gouvernementale, notamment du sénateur UMP François Pillet, rapporteur de la loi au sénat et fervent défenseur des Libertés publiques. Pour ce sénateur de la majorité présidentielle, qui avait dénoncé «le premier fichier des gens honnêtes», d’une ampleur inégalée puisque «susceptible de concerner 60 millions de Français», établir ce lien fort était extrêmement dangereux. Manque de bol pour Simon, le Sénat que tout le monde pensait ad vitam aeternam à Droite a basculé à Gauche au cours de l’année 2011, compliquant un peu plus sa tâche. Simon était un homme pragmatique. Ce qui importait, c’est que le « bon choix » technologique prévale, même avec de fortes restrictions juridiques pour son usage. Ce serait plus facile de changer la loi à la faveur d’un fait divers dramatique que de passer du « lien faible » au « lien fort ».

Pour Simon, obtenir que la loi retienne le « lien fort » était fondamental. La technologie ne permettait pas de passer facilement du « lien faible » au « lien fort ». La hantise de Simon était de prévenir un attentat islamiste de grande ampleur. Pour lui, le « lien fort » permettrait de gagner un temps qui pourrait s’avérer vital dans sa lutte contre les réseaux terroristes.

Les conséquences que pouvaient avoir le fichage biométrique généralisée de toute la population ne le préoccupait pas plus que celà. Après tout, quand on n’a rien à se reprocher, pourquoi avoir peur d’être fiché ? Et puis, comme le déclarait le sénateur UMP Jean-René Lecerf, co-rédacteur du projet de loi: « potentiellement, elle (ndlr la carte biométrique à lien fort) permet pour ce fichier d’autres usages que la lutte contre l’usurpation d’identité. C’est vrai que c’est un pari sur la démocratie. Mais honnêtement, je ne pense pas que les Allemands soient de nouveau à nos portes, ni que Marine Le Pen sera présidente demain.». Pourtant, en cette année 2011, il était banal de considérer que Marine Le Pen puisse être au second tour de l’élection présidentielle. Si demain Marine Le Pen n’avait aucune chance d’être élue Présidente, qu’en serait-il d’après-demain?

Au début des années 2010, avec « la Grande Dépression Economique », les Etat-Nation européens se sont retrouvés au bord de la faillite. Le Président Sarkozy l’avait vu venir « le rendez-vous fatidique aura lieu en janvier 2012, quand la plupart des pays devront emprunter à des taux très élevés » (Le Canard Enchainé du 30/11/2011). Le Président était lucide sur la situation. Il savait que pour faire face aux marchés, autant mus par la peur des investisseurs de perdre leur argent que par la voracité des spéculateurs prêts à saisir toutes les opportunités d’en gagner, le Président déclarait à ses proches « soit nous en sortirons tous ensemble, soit nous y passeront tous, les uns après les autres » (Le Canard Enchainé du 23/11/2011).

Seulement voilà, « s’en sortir tous ensemble » pour faire jouer le principe de « l’union fait la force » supposait que les Etat-Nation acceptent de transférer une part de leur souveraineté dans un pot commun. A l’époque, ils avaient construit un cadre collectif, l’Union européenne, et l’avait même doté d’une monnaie commune, l’Euro. Bizarrement, ils n’étaient pas allés plus loin. Alors que, théoriquement, partager une monnaie suppose de partager également budgets, impôts et démocratie, les pays de l’Union monétaire c’étaient contentés d’adopter d’un Pacte de stabilité budgétaire bien peu contraignant, pas de budget annuel avec plus de 3% de déficit et pas d’endettement du pays supérieur à 60% du P.I.B. Ceux qui auraient dû en être les meilleurs garants, les deux grands pays moteurs de la construction européenne, la France et l’Allemagne, ont été les premiers à s’asseoir dessus, aux grands dam des autres.

L’édifice bancal a fini par céder sous les coups de boutoir des spéculateurs et la peur des investisseurs, partis placer leur argent sous des cieux meilleurs. L’Euro a explosé et l’Union Européenne éclatée.

S’en sortir seul ou tous ensemble? A chaque individu, la question est désormais posée. La réponse fut vite donnée. Ce sera chacun pour soi, Dieu pour tous et tant pis pour les athées.

Partout en Europe, les électeurs en quête de protection face à la violence du capitalisme ultra-libéral mondial ont porté au pouvoir les partis ultra-nationalistes fascisants. En 2017, Marine Le Pen est triomphalement élue Présidente de la République française.

L’Etat surendetté a dû vendre à tour de bras son patrimoine et privatiser les services publics. Sécu, retraites, assurance-chômage, des pans entiers de l’éducation et de la santé, tout est passé au privé, pour le plus grand bonheur des fonds de pension anglo-saxon et asiatiques.

Arguant que pour équilibrer les comptes de la Nation, il fallait réduire le nombre de bénéficiaires pour réduire les dépenses, Marine Le Pen a lancé la chasse aux étrangers.

Cela n’a pas suffit. Des voix ont commencé à interroger : pourquoi les Français les plus récents auraient-ils les mêmes droits que ceux dont la souche remonte à plusieurs siècles ? Ne profitent-ils pas indûment du labeur, du sang et des larmes accumulés par les générations de « vrais » Français qui ont fait l’Histoire de la France éternelle ? Grace au progrès de la génétique, ne serait-il pas normal d’adapter les droits et devoirs de chacun, en fonction de son code ADN ?

Sans remonter jusqu’à Vercingétorix pour se hiérarchiser les uns par rapport aux autres, St Louis ferait un excellent étalon de référence, nous pourrions ajuster les droits civiques et sociaux des membres de la communauté nationale en fonction de son appartenance génétique historique, et donc de sa contribution à la construction du pays ? Evidement, on pourrait mettre un peu de souplesse dans le système, en tenant compte des contributions exceptionnelles des personnes d’exception, les grands artistes, écrivains, scientifiques, les Prix Nobel et autres médailles Field, etc. Ainsi en fut-il décidé.

Avec le fichage biométrique de toute la population et le « lien fort » mis en place par la loi adoptée en 2012, la base technique était là. Toutes les précautions d’usage mises en avant par les parlementaires promoteurs de la loi lors de son adoption furent envoyées au cimetière des déclarations des bonnes intentions. Pour le malheur de David, ce que son grand-père avait cyniquement anticipé se produisit : ce que la loi contenait pour protéger des dérives le fichage biométrique de toute la population, une nouvelle loi le défit. Et le tour fut joué !

Le territoire national fut divisé entre « zones de plein droit » et « zones réservées ». Pour s’assurer que des Français « réservés » ne s’égaraient pas chez les « pleins droits », on a intégré aux puces RFID des cartes biométriques les fonctions qui n’y étaient pas, la géolocalisation et la reconnaissance faciale, écartés par la première loi. Techniquement, un jeu d’enfant.. Un algorithme fut développé pour ajouter et gérer les critères génétiques correspondants aux nécessités des nouvelles finalités du fichage.

Pour déterminer les zones réservées, on est parti de celles qui comptaient déjà un très fort taux de Français les plus allogènes, donc les moins Européens, les Noirs, les Arabes, les Asiatiques… et les Juifs Séfarades. Les Askhénases, présents depuis plus longtempsen Europe, ont eu un peu plus de marge. On les a encouragés à se fondre davantage dans la population « de souche », à renoncer à toute pratique religieuse… ou à rejoindre volontairement les zones réservées!

Faut dire que la France est humaniste; les « zones réservées » ne sont pas des camps d’extermination! Juste des jungles abandonnées à elles mêmes, dont les « Français réservés » n’ont pas le droit de sortir, sauf pour aller dans une autre « zone réservée ». On en a même créé à la campagne, dans les coins de France à repeupler. Avec un argument simple : vous pourrez plus facilement y survivre en auto-suffisance alimentaire, grâce à la culture de la terre. Vous verrez, la vie y est beaucoup plus agréable que dans les zones réservées urbaines, telle que la célèbre 9-3, où la misère n’a d’égale que la violence.

Grâce aux merveilles de la biométrie, couplée à d’autres technologies telles que la géo-localisation, la détection sans contact et aux caméras de reconnaissance faciale, il n’a pas été nécessaire d’entourer les « zones réservées » de barbelés et de miradors. Pour ceux dont la couleur de peau valait preuve de fort taux d’allogènes, l’affaire était d’ailleurs toute vue. Cela ne leur venait même pas à l’idée de tenter de s’aventurer en zone de « plein droit ». Pour ceux moins repérables visuellement parce que plus blancs, une disposition simple a été prise : au bout de trois récidives « d’égarement » en zone de pleins droits, c’est la peine de mort. C’était plus cohérent que de la prison. Aucune n’aurait été plus terrible que la majeure partie des zones réservées urbaines, sans compter qu’elles auraient coûté cher à la collectivité

David est maintenant en bas de chez lui. Tout à sa joie de retrouver sa femme et ses enfants, il n’a pas remarqué les deux fourgonnettes noires qui viennent de se garer.

Sur les écrans, un point d’interrogation vermeil apparait. Il signale une dame au comportement étrange dans un centre commercial. Elle a l’air complètement paumée. Probablement une alzheimer que sa famille a omis de signaler. Comme pour les handicapés psychomoteurs, elle aura le choix entre déménager en zone réservée avec son parent dégradé, ou d’accepter de l’euthanasier. Au-delà d’un certain stade de la maladie, les alzheimer eux aussi coûtent trop cher pour être conservés.

Cet article a été publié pour la première fois le 6 décembre 2011 sur LePost.fr, sous le même titre, par Bise Billes de Malik, la page des billets d’humeur de la Bise de Malik. Ce site étant devenu le Huffington Post, il est remis en ligne sur la Bise pour assurer sa pérennité sur le web

* Le texte de loi sur la biométrie a été adopté en 2 ème lecture par l’Assemblée Nationale le 13 décembre 2011. Les députés ont rétabli le lien fort expurgé du texte par les sénateurs, mais accepté d’en restreindre l’usage juridique aux seules infractions liées à l’usurpation d’identité (cf interview de Philippe Goujon par Charles Copin http://www.wmaker.net ). L’étape suivante sera la réunion de la Commission Mixte Paritaire (C.M.P), composée de 7 sénateurs et 7 députés, pour essayer de trouver un compromis sur le seul article qui fait débat, celui qui établit « le lien fort ». Faute d’aboutir, ce sont les députés qui auront le dernier mot. Pour plus d’infos http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/13/l-assemblee-adopte-une-proposition-de-loi-contre-l-usurpation-d-identite_1618163_3224.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

** Pour le sénateur UMP Jean-René Lecerf, promoteur de la loi, «… sur le curseur sécurité-liberté, l’Assemblée va plus près de la sécurité (…) » Il assume ainsi clairement un choix technologique liberticide. Le problème est que la sécurité et la liberté sont des valeurs fondamentales toutes aussi importantes l’une que l’autre pour une société démocratique. L’enjeu est de trouver une technologie qui permette de les concilier. Ce n’est pas le cas des choix technologiques retenus par la majorité gouvernementale.

*** Petites bibliographie extraite du journal Le Monde, de Libération et Numérama

http://www.numerama.com/magazine/19307-tout-savoir-sur-la-carte-d-identite-biometrique-et-numerique.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/08/pas-encore-adoptee-la-carte-d-identite-biometrique-est-deja-critiquee_1546615_3224.html

http://www.liberation.fr/politiques/01012347958-la-france-bientot-a-l-heure-biometrique

http://www.liberation.fr/societe/01012355713-avec-la-carte-d-identite-electronique-la-peur-du-fichage-generalise

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